La paroisse  Notre Dame du Rosaire resserre ses liens avec Cyeza

Le 7 juillet 2019

Paroissiens aubangeois et une forte délégation rwandaise ont rappelé le souvenir de Michel Gigi, prêtre décédé à Cyeza en 1994.

Dimanche matin, la paroisse d’Aubange a rendu hommage à l’un des siens, l’abbé Michel Gigi, décédé voici 25 ans à Cyeza (Rwanda).

Un hommage à l’Église où Mgrs Remy Van Cottem, évêque de Namur et Smaragde Mbonyintege, évêque de Kabgayi (Rwanda) ont cocélébré en présence d’autres prêtres de la région un office à la mémoire de celui qui est mort d’épuisement et de dysenterie parmi les siens. Tandis que trônait sur un autel la dernière veste portée par le missionnaire, la cérémonie était animée par le Cercle Royal Musical d’Aubange. Sous la direction de Romain Zante, les musiciens aubangeois ont interprété quelques-unes des pièces de la «Messe Universelle» composée par leur ancien chef, Alain Crepin.

Telle une cérémonie qui aurait pu se tenir au Rwanda, avec plusieurs chants et danses, une chorale rwandaise a impressionné les fidèles en accompagnant des célébrants apporter les présents jusqu’à l’autel. «Au Rwanda, on ne reste pas assis pour chanter, on s’exprime, on parle avec le corps», a rappelé l’évêque de Namur.

À l’issue de l’office, aussi marqué par une longue homélie, le père Fréderic Rubwejanga, évêque émérite du diocèse de Kibungo (Rwanda) a apporté un autre témoignage. «J’ai rencontré Michel Gigi deux fois dans sa paroisse. Il s’agissait d’un homme très ouvert», dit-il avant d’exposer en détail sa propre situation vécue lors du génocide. Il était alors responsable d’un centre d’accueil. Désormais, l’homme est devenu cistercien, membre de l’abbaye de Chimay. «Il est difficile pour un trappiste de sortir de son silence», sourit-il.

Un peu plus tard dans la journée, place à un hommage officiel communal devant la stèle avec l’exécution de l’hymne nationale belge et de l’hymne national rwandais par le Cercle Royal Musical d’Aubange.

Finalement, un grand repas a rassemblé plus de 230 convives dans la salle polyvalente.

Cette journée, même si elle représente la commémoration d’un décès, s a été un «anniversaire joyeux» tant la mémoire et l’œuvre de Michel Gigi ont été loués.